Le chœur de Foyers Ardents
« … Mais, entre ces accords, à mon gré le plus doux, C’est l’air vague et plaintif, la sourde cantilène
Que les matelots grecs, hôtes fréquents chez nous, Chantent sur leur navire, assis vers la poulaine.
Sans varier d’un son, d’où viens-tu, chant si vieux, Héritage flottant qu’un siècle à l’autre envoie ? Est-il vrai, matelots, que, parmi vos aïeux,
On le chantait aux jours de la guerre de Troie ?… Joseph Autran « Chanson du soir » Les poèmes de la Mer, 1859
Le « Media voce sumus » est sans doute d’origine byzantine, très ancienne. Cette antienne apparaît dans les textes du XIe siècle. Il est rapporté dans la vie de saint Thomas d’Aquin que ce dernier pleura un soir, lors de l’office des complies de Carême en l’entendant.
Saint Thomas d’Aquin ne souhaitant d’autre récompense que le Seigneur, a trouvé cette demande magnifiquement concrétisée dans le texte de cette antienne.
“Media vita in morte sumus”
Media vita in morte sumus ; quem quærimus adjutorem, nisi te, Domine ?
qui pro peccatis nostris juste irasceris.
Sancte Deus, Sancte fortis, Sancte misericors Salvator, amare morti ne tradas nos.
In te speravimus, patres nostris Speraverunt et liberasti eos.
Sancte Deus, Sancte fortis, Sancte misericors Salvator, amare morti ne tradas nos.
En cette vie nous cheminons à moitié dans la mort
Que cherchons-nous comme aide
Si ce n’est Vous, Seigneur ?
Vous qui Vous irritez justement pour nos péchés.
Dieu Saint, saint et fort
Saint miséricordieux Sauveur
Ne nous livrez pas à l’amère mort.
Nos pères ont placé leur espoir en Vous
Ils ont espéré et Vous les avez libérés.
Dieu Saint, saint et fort
Saint miséricordieux Sauveur
Ne nous livrez pas à l’amère mort.
Media vita in morte sumus • Chœur de l’abbaye de Saint-Wandrille de Fontenelle