Acte d’Espérance

« Bien vivre n’est rien d’autre qu’aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de tout son

esprit, » et comment aimer Dieu si nous ne le connaissons pas ? Aimer Dieu ! Vaste programme ! Et l’aimerons-nous jamais assez ?

La maman pourra lire ou simplement s’inspirer de ces pensées pour entretenir un dialogue avec ses en- fants ; elle l’adaptera à l’âge de chacun mais y trouvera l’inspiration nécessaire pour rendre la présence de Dieu réelle dans le quotidien matériel et froid qui nous entoure. Elle apprendra ainsi à ses enfants, petit à petit, à méditer ; point n’est besoin pour cela de développer tous les points de ce texte si un seul nourrit l’âme de l’enfant lors de ce moment privilégié. Ainsi, quand les difficultés surgiront, que les épreuves inévitables surviendront, chacun aura acquis l’habitude de retrouver au fond de son cœur Celui qui ne déçoit jamais !

Acte d’Espérance

Mon Dieu j’espère avec une ferme confiance que vous me donnerez par les mérites de Jésus- Christ votre grâce en ce monde, et, si j’observe vos commandements, le bonheur éternel dans l’autre, parce que vous l’avez promis et que vous êtes fidèle en vos promesses.

Composition de lieu

« Le Seigneur lui-même vous donnera un signe. Voici que la Vierge concevra et enfantera un fils, et son nom sera appelé Emmanuel. » (Isaïe, VII ;14)

« Mais le Paraclet, l’Esprit-Saint que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. » (Jean, XIV ; 26)

Corps de la méditation

L’Ancien Testament est rempli des promesses de Dieu envers le genre humain, la plus importante étant bien sûr le Sauveur tant attendu ! A son tour, Jésus nous promet le Saint-Esprit qui vient dès le baptême, puis à la Confirmation, nous combler de ses dons et de grâces en surabondance, pour que nous ayons la force d’accomplir chaque jour la volonté du Bon Dieu. Mais toute grâce passe par Jésus, par les mérites de sa sainte Passion. « Je suis la voie, la vérité et la vie. Personne ne vient à mon Père que par moi. » (Jean, XIV ; 6) Et Dieu me l’a promis, je suis assuré de recevoir toutes les grâces dont j’ai besoin chaque jour pour me sauver.

Mon Espérance est ferme, tout comme ma Foi sur laquelle elle s’appuie : les mots « confiance » et « fidèle » sont de la même famille que « Foi ». J’ai confiance en Dieu qui va me donner à chaque instant la grâce nécessaire. C’est différent d’un simple espoir humain : j’ai l’espoir de revoir mes cousins à Noël, mais ce n’est pas certain.

C’est pourquoi, appuyé sur la certitude de l’amour de Dieu et la Foi qu’il me donne, j’ai l’espérance d’aller au Ciel. C’est une certitude, je sais que j’aurai la Vie éternelle si je suis fidèle à ce que le Bon Dieu attend de moi. Quel réconfort !

La condition pour obtenir le bonheur éternel du Ciel, c’est ma réponse à la grâce offerte par le Bon Dieu : dans le sermon sur la montagne, par ses Béatitudes, Jésus résume bien ce qu’il attend de nous, et ce qu’il faut être pour gagner le Royaume des Cieux : bienheureux les pauvres, ceux qui sont doux, les miséricordieux, ceux qui ont le cœur pur… Le royaume des Cieux leur est destiné.

Colloque

Sainte Vierge Marie, vous avez vécu dans l’Espérance du Salut, et vous l’avez vu de vos yeux. Au plus fort de la Passion de Jésus, vous avez continué à croire et à espérer, sans faille. Obtenez-moi, je vous en prie, une Espérance ferme et indéfectible.

O mon Père céleste, je vous demande de tout mon cœur la grâce de vous être fidèle, afin que vous puissiez me dire, comme au serviteur diligent :

« Parce que tu as été fidèle en peu de choses, je t’établirai sur beaucoup : entre dans la joie de ton maître. » (Matthieu, XXV,21)

 

Germaine Thionville