Chers amis,
Pourquoi avons-nous tant de mal à nous montrer fiers d’être catholiques ? N’avons-nous pas la certitude que le combat a été remporté par Notre-Seigneur ? Ne disposons-nous pas d’une multitude de raisons solides qui affermissent nos convictions ? Notre histoire et notre culture chrétiennes, riches de tant d’exemples, ne nous donnent-elles pas une assurance unique ?
Nul ne peut honnêtement nier l’influence positive du catholicisme sur les sociétés ni l’immense rayonnement qu’il a exercé à travers le monde, dans tous les domaines : culture, art, éducation, médecine, justice, science… Celui qui souhaite approfondir trouvera aisément de quoi raviver une foi devenue parfois timide. Il suffit d’ouvrir une bibliothèque digne de ce nom pour mesurer combien l’action des catholiques a été bénéfique à la société. Vous en trouverez dans ce numéro un aperçu.
Faut-il attendre des événements marquants, comme l’incendie de Notre-Dame de Paris, pour nous rappeler les prodigieuses capacités de ceux qui ont consacré leurs forces, tant intellectuelles que spirituelles, à l’édification de ces témoignages de foi ? Les cathédrales majestueuses comme les humbles églises, élevées au cœur de nos villages par des mains souvent anonymes, en sont les preuves vivantes.
Ne devons-nous pas puiser dans ces témoignages des motifs de fierté — sans les confondre avec l’orgueil — et raviver notre foi en redécouvrant et en étudiant les racines de notre civilisation que personne ne parvient à faire disparaître malgré les attaques répétées depuis les origines du christianisme.
Pensons également aux épreuves traversées par les catholiques en pays communistes, dans ces lieux où aucun prêtre ne pouvait entrer et où, pourtant, la foi a été maintenue grâce à la communion spirituelle, à la contrition parfaite et à la prière persévérante. N’est-ce pas là le fruit d’une culture chrétienne fidèlement transmise de génération en génération ?
Soyons-en convaincus : le combat d’aujourd’hui mené contre le Christ, plus subtil et parfois insidieux, mais tout aussi réel, ne triomphera pas de la foi. La victoire est déjà acquise, et Dieu lui-même nous en a donné l’assurance. N’ayons donc pas peur d’être fiers de notre foi. La France a une âme et une âme chrétienne ! Ne l’oublions pas ! Nourrissons notre espérance par de saintes lectures et engageons-nous sans crainte du regard des hommes, afin de conduire toujours plus d’âmes à Dieu, dans la charité et la vérité.
« Les dix rois ont un seul et même dessein, et ils mettent au service de la bête leur puissance et leur autorité. Ils feront la guerre à l’Agneau, mais l’Agneau les vaincra, parce qu’il est Seigneur des seigneurs et Roi des rois, et ceux qui l’accompagnent sont les appelés, les élus et les fidèles1. »
Que pendant ces mois consacrés à Marie et au Sacré-Coeur, Notre-Dame des Foyers Ardents et Notre-Seigneur nous aident à acquérir un esprit conquérant, fondé sur les richesses de notre chrétienté, afin que nous soyons toujours plus fiers de servir le Christ vainqueur ! Comme sainte Jeanne : « Allons hardiment ! »
Bien amicalement,
Marie du Tertre
1 Apoc. XVI, 13-14