C omment être un vrai chef si l’on n’en acquiert pas les qualités de prudence, de discernement, de conseil, d’empathie, de force, et de sagesse dans les décisions ?
Un chef authentique ne peut exercer son autorité sans, au préalable, avoir décidé d’être le chef de sa propre « maison », de son intérieur, à savoir de son caractère et de sa personnalité. Et c’est ce qui est le plus difficile. Les plus grands généraux le disent eux-mêmes : c’est le travail sur soi qui est le plus ardu. Il est des batailles intérieures qui sont plus difficiles à remporter que les grandes victoires des plus grands stratèges.
Et, grâce à Dieu, la sagesse de la loi naturelle, renforcée par les préceptes divins, sont d’un grand secours dans ce combat fondamental et quotidien qui incite chacun, à sa mesure, à être d’abord le chef de lui-même, avant de se voir confier d’autres responsabilités.
C’est un grand principe que les parents catholiques doivent privilégier dans l’éducation : l’acquisi-tion des vertus dans les petites choses, la correction de ses petits défauts avant qu’ils ne deviennent grands, pour ensuite être capable d’exercer des fonctions bien plus importantes, voire exception-nelles dans ces temps exceptionnels.