Les exorcismes du baptême

De nos jours, de nombreux baptêmes sont conférés sans que soient réalisés les exorcismes. Ce mot fait peur car il est mal compris. On sait pourtant que, depuis le péché originel, le démon a toute puissance sur l’enfant tant qu’il n’est pas baptisé. C’est pourquoi l’Eglise recommande aux parents de baptiser les enfants « aussitôt que possible». Renseignez-vous auprès de vos parrain et marraine pour savoir si vous les avez reçus ou s’ils ont bien été administrés à vos enfants et n’hésitez pas à vous rapprocher d’un prêtre qui peut, quel que soit l’âge et dans l’intimité faire les « compléments du baptême ».

« Le rite de baptême des enfants a lui aussi été abîmé. Il a été bouleversé au point qu’en a presque été éliminé l’exorcisme contre Satan, qui a toujours eu une très grande importance pour l’Église, une importance telle qu’on l’appelait l’exorcisme mineur » expliquait l’exorciste officiel du Vatican, Don Gabriele Amorth. En effet, le nouveau rituel du baptême supprime, entre autres, plusieurs rites préparatoires au baptême, notamment le triple exorcisme qui arrache avec autorité l’enfant à l’influence de Satan. Ces exorcismes ont une efficacité propre, distincte de celle du baptême proprement dit.  « Il faut donc, dit saint Thomas, les administrer après coup à ceux qui, baptisés dans l’urgence, n’ont pu les recevoir2».

« Le rite du souffle (avec l’injonction : Sors de cet enfant, esprit impur, et cède la place à l’Esprit-Saint Paraclet) et les deux exorcismes solennels – qui ordonnent au démon non seulement de sortir, mais de s’éloigner du futur baptisé- écartent efficacement les mauvais esprits. Les rites du sel, de la salive, de l’imposition des mains et des signes de croix contribuent à rendre réceptif aux mystères du salut3».