Nous ne pouvons évidemment nous conformer au prochain lorsqu’il y va, si peu que ce soit, de l’honneur de Dieu et de l’observance de sa loi : la condescendance deviendrait alors une faiblesse coupable. Mais il est beaucoup d’autres cas où il s’agit seulement de renoncer à affirmer notre personnalité, notre manière de voir, nos goûts, pour nous effacer devant la personnalité et le désir d’au- trui ; alors la condescendance devient une vertu solide ; loin de trahir la faiblesse, elle est une belle preuve de force morale, de cette force qui sait se vaincre et renoncer « au moi » pour l’amour de Dieu.
Père Gabriel de Sainte-Marie Madeleine, Intimité divine